Centre de ressources sur les bilans de gaz à effet de serre
Ministère de la Transition Écologique
ADEME
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Villeurbanne
Auvergne-Rhône-Alpes -  69601 - Villeurbanne cedex
   
Type : Collectivité territoriale (dont EPCI)
Type de collectivité : Communes
Nombre d'agents 2200
Population : 148543

La hauteur des barres représente la part des émissions de chaque catégorie déclarée par l'organisation :

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nc = non communiqué

Scope 1

  • 1. Emissions directes des sources fixes de combustion
  • 2. Emissions directes des sources mobiles à moteur thermique
  • 3. Emissions directes des procédés hors énergie
  • 4. Emissions directes fugitives
  • 5. Emissions issues de la biomasse (sols et forêts)

Scope 2

  • 6. Emissions indirectes liées à la consommation d'électricité
  • 7. Emissions indirectes liées à la consommation de vapeur, chaleur ou froid

Scope 3 calculé

  • 8. Emissions liées à l'énergie non incluse dans les catégories « émissions directes de GES » et « émissions de GES à énergie indirectes »
  • 9. Achats de produits ou services
  • 10. Immobilisations de biens
  • 11. Déchets
  • 12. Transport de marchandise amont
  • 13. Déplacements professionnels
  • 16. Transport de visiteurs et de clients
  • 19. Fin de vie des produits vendus
  • 22. Déplacements domicile travail

Scope 3 non calculé

  • 14. Actifs en leasing amont
  • 15. Investissements
  • 17. Transport de marchandise aval
  • 18. Utilisation des produits vendus
  • 20. Franchise aval
  • 21. Leasing aval
  • 23. Autres émissions indirectes

Le volume de réduction attendu pour les scopes 1 et 2 est de 290.0 tCO2e

Après un premier PCET 2010-2014, la Ville de Villeurbanne vient d’adopter son PCAET 2016-2020, lors du Conseil municipal du 28 septembre 2017. Ce PCAET mis à l’étude dans le prolongement du bilan carbone® de 2014 (2ème BEGES de la collectivité), est constitué de 60 actions. Il intègre en particulier deux éléments identifiés comme une menace pour la collectivité en termes d’émissions de GES, à savoir les consommations électriques et les déplacements. Ce plan d’action vise l’objectif global du « Facteur 4 » pour 2050 ainsi que l’objectif des « 3 X 20 » de la Convention des maires pour une énergie locale durable, ramené au prorata de la population. En brut, il est attendu un objectif global de 290 TeqCO2 (5%), soit 5% tous les 3 ans entre 2010 et 2031.

Le plan d'action touche les différents scopes, et comporte notamment.

 

Scope 1 : L’atteinte des objectifs est tirée par les actions de performance énergétique

  • Poursuivre le programme de rénovation énergétique du patrimoine bâti communal et les démarches QEB et/ou HQE pour les équipements neufs (actions 2 et 3)
  • Alors qu’aujourd’hui la part des EnR dans le mix énergétique des bâtiments municipaux est de 20%, atteindre une part de 32% d’EnR d’ici 2030 (action 5)
  • Alors que les trajets domicile/travail ont enregistré, entre 2005 (année de lancement du PDA 1) et 2014, une baisse de 3% d’autosolistes et une hausse de 2% de cyclistes, mettre en œuvre le deuxième plan de déplacement administration (PDA 2) en travaillant principalement sur les déplacements professionnels (action 6)
  • Développer la démarche « Eco-établissement de la Ville de Villeurbanne », sorte d’agenda 21 d’établissement,  pour les équipements communaux les plus consommateurs à savoir les piscines et une médiathèque (action 23)

La Ville de Villeurbanne se situe au cœur de l’agglomération lyonnaise. Deuxième ville de l’ex-département du Rhône, 20ème ville de France, elle connaît un fort essor démographique depuis ces trois dernières décennies, appelée à recevoir, avec Lyon, l’essentiel de la croissance dans le périmètre du SCoT, afin d’éviter l’étalement urbain. De 116 872 habitants en 1990, la population est passée à 148 543 en 2016, soit une croissance de 27,1%.

Cette évolution conduit la collectivité à construire de nouveaux équipements publics afin d’offrir les services indispensables : nouveaux groupes scolaires, extension de groupes scolaires existants, nouvelles crèches, … Tous ces équipements augmentent d’autant les superficies à gérer et donc à chauffer et/ou à rafraichir. De fait, s’il est difficile pour la collectivité de réduire sa consommation énergétique brute, elle doit donc compenser cette augmentation de patrimoine par un effort supplémentaire lors de toute construction neuve et surtout un effort volontaire sur son patrimoine existant.

Conformément à son adhésion à la convention des maires pour une énergie locale durable, les objectifs de la politique climatique de la Ville de Villeurbanne repose sur les objectifs globaux des « 3 X 20 » et du Facteur 4, au prorata du nombre d’habitants.

Par ailleurs, les prévisions d’évolution climatologique sur l’agglomération lyonnaise appellent une anticipation des situations estivales qui risquent d’accroître considérablement les besoins de rafraichissement, fortement consommateurs d’énergie.

A noter que les BEGES présentés intègrent les données du CCAS de Villeurbanne et de l’Ecole Nationale de Musique.

La politique de Développement durable de la collectivité s’inscrit dans une démarche globale à travers notamment l’adhésion de la Ville de Villeurbanne à l’agenda 21 et au PCET de la Métropole de Lyon. La Ville de Villeurbanne a adhéré également :

  • A la Charte d’Aalborg,
  • A la Convention des maires pour une énergie locale durable,
  • Au Pacte de Mexico,
  • A la Convention des maires pour l’adaptation aux changements climatiques.

Si la Ville de Villeurbanne a souhaité définir son propre plan d’action en matière de lutte contre le changement climatique, en revanche, en matière de développement durable, elle a pris l’option de décliner directement les orientations de l’agenda 21 métropolitain auquel elle avait pleinement participé.

La politique de développement durable fait l’objet d’un programme « Villeurbanne, ville durable » avec un comité de pilotage (COPIL) présidé par le maire. Ce COPIL se réunit deux fois par an.

La politique climatique et de développement durable sont coordonnées par la Mission « Développement Durable » rattachée directement au Directeur Général des Services. Chaque service de la Ville est appelé à décliner au sein de ses activités quotidiennes, le concept de développement durable. Cela se traduit par exemple par la gestion différenciée des espaces verts et la non-utilisation de tout produit phytosanitaire dans l’entretien des espaces verts (Direction Paysages et Nature) depuis plus de 10 ans et dans les cimetières (Direction de la Population) depuis près de 5 ans, l’amélioration de la performance thermique lors de toute rénovation d’école (Direction des Bâtiments), la présence d’une chargée de mission « Lutte contre les discriminations » et d’un chargé de mission « Ville et Handicaps » également rattachés au Directeur Général des Services, ou encore la gestion d’un parc de 200 vélos au sein du service « Mobilité professionnelle » (Direction de la Proximité et de la gestion du domaine public).

Dans le cadre du rapport annuel sur la situation de la collectivité en matière de développement durable, plus d’une cinquantaine d’indicateurs de suivi sont présentés. Il s’agit notamment de l’ensemble des consommations de fluides des bâtiments (pour lesquels un bilan annuel détaillé est également présenté), des consommations électriques de l’éclairage public, de la superficie des toitures municipales végétalisées ou encore le kilométrage de la flotte municipale, sa consommation de carburant et la part de véhicules « propres ». Initié en 2010 (en quelque sorte, évaluation ex-ante), ce rapport constitue une évaluation in-itinere.

Les trois bilans carbone® réalisés, volontairement sur les trois scopes, permettent tous les 3 ans de faire une photographie de la situation et de dégager de nouvelles orientations d’action pour l’ensemble des services, dans une volonté d’amélioration continue de l’action et en cohérence avec le PCET/PCAET. Par exemple, les trois exercices montrent une véritable « exemplarité » en termes d’émissions globales de GES directes liés à l’énergie avec une baisse de 12,45% entre 2010 et 2013 et une nouvelle baisse de 17% entre 2013 et 2016, soit 29,45% en 6 ans. Une étude complémentaire réalisée à la suite du premier bilan carbone® a permis de faire une rétrospective de l’évolution des émissions directes de GES des bâtiments municipaux en remontant à l’année de référence du Protocole de Kyoto – 1990 – grâce aux données du Conseil d’Orientation en Energie (COE) réalisé en 1993 et de l’audit énergétique global (AEG) réalisé en 2006. Dans une ville qui a connu une forte augmentation de son patrimoine bâti pour répondre à l’évolution démographique, les émissions directes de GES en périmètre constant ont baissé de 22,6% entre 1990 et 2010. Si on prend le périmètre évoluant, les émissions de GES ont augmenté de 17,5% sur cette même période, mais pondérées au nombre d’habitants, la baisse est de 6,2%, avec une évolution de 9,5% entre 1990 et 2000 mais une baisse de 15,7% entre 2000 et 2010.

Le suivi des données sur l’éclairage public est également plus qu’encourageant, puisque les consommations électriques entre 2009 et 2016 ont baissé très régulièrement pour atteindre 29,7% en 7 ans. La collectivité n’entend pourtant pas s’arrêter là et a prévu dans son PCAET 2016-2020, la réalisation d’un audit global pour l’éclairage public.

Les bilans carbone® triennaux – au-delà de données sur les consommations énergétiques – permettent de réinterroger l’ensemble des services dans leur fonctionnement, d’identifier le poids relatif des différents postes et de pointer ceux pour lesquels les pratiques peuvent encore être améliorées.

SCOPE 1

n°1 : émissions directes des sources fixes de combustion : gaz (Kwh), fioul (Kwh / litre)

  • Consommations des propriétés de la Ville suivies annuellement par la Direction des bâtiments (Pôle Maîtrise de l’énergie et des équipements techniques – MEGET) et le CCAS pour les résidences pour personnes âgées
  • Estimations des consommations basées sur les surfaces pour les bâtiments loués dans les copropriétés à des organismes extérieurs (Direction des Affaires juridiques, de la commande publique et du patrimoine et le CCAS pour les résidences pour personnes âgées)

Incertitude : 86 TCO2e

 

 

 

 

n°1 : émissions directes des sources fixes de combustion : Bois (centre de plein air de Chamagnieu)

  • Consommations suivies annuellement par la Direction des bâtiments (Pôle Maîtrise de l’énergie et des équipements techniques – MEGET)

n°2 : émissions directes des sources mobiles à moteur thermique : carburant

  • Consommations de carburant suivies annuellement par le service de la « Mobilité professionnelle » de la Direction de la Proximité et gestion du domaine public

Incertitude :

28 TCO2e

n°3 : émissions directes des procédés hors énergie

  • Animaux du centre de plein air de Chamagnieu (Direction de l’Education, - CPA de Chamagnieu), volume de produits phytosanitaires utilisés (Direction du Sport)

Incertitude :

5 TCO2e

 

n°4 : émissions directes fugitives

  • Suivi annuel par la Direction des bâtiments (Pôle Maîtrise de l’énergie et des équipements techniques – MEGET) et le CCAS pour les résidences pour personnes âgées

Incertitude :

0 TCO2e

 

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